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novembre 2016

© Marion Duhamel Les silences de Ferdinand Vanek, alias Václav Havel Par Chantal Boiron À l’Artistic Théâtre, Anne-Marie Lazarini nous fait réentendre, redécouvrir Audience et Vernissage (1), deux pièces que Václav Havel (décédé il y a tout juste cinq ans) avait écrites en 1975, alors qu’il était un dissident dans la Tchécoslovaquie communiste, « normalisée » et muselée, de Gustáv Husák. Ces deux courtes pièces sont largement autobiographiques. Havel notait dans un avant-propos qui date de 1976 : « Écrites rapidement, dans l’entrain et, à vrai dire, pour le seul amusement de mes amis, il ne m’avait pas effleuré l’esprit qu’elles pussent intéresser quelqu’un

© Pascal Victor Du silence d’Esprit-Madeleine Poquelin au silence de Molière Par Chantal Boiron Dans Le Silence de Molière, Giovanni Macchia fait entendre la voix d’une femme qui, toute sa vie, aura recherché le silence : Esprit-Madeleine Poquelin, fille de Molière et d’Armande Béjart. L’écrivain italien imagine qu’au printemps 1705, un jeune provincial, admirateur « fanatique » de Molière, finit par forcer la solitude dans laquelle s’était enfermée, depuis des années, Esprit-Madeleine, et qu’il obtient d’elle un entretien. C’est comme si, brusquement, ses questions libéraient des mots trop longtemps refoulés : ce que lui dit cette femme de quarante ans, effacée et discrète,

© Pascal Victor / Artcomart Anna Akhmatova-Lydia Tchoukovskaïa : Deux femmes dans la nuit. Par Maïa Bouteillet “Là où par son bienfait fut doté de parole un monde sourd-muet,” ainsi parlait le poète Josef Brosky à la mort de sa compatriote, Anna Akhmatova, en 1966. Persécutée par Staline, réduite au silence des décennies durant par l’interdiction qui lui était faite de publier, Anna Akhmatova incarna mieux qu’aucun autre la souffrance du peuple russe, la voix douleureuse de ces femmes pleurant leurs proches. Elle, dont le premier et le troisième mari furent fusillés, le fils déporté au goulag pour près de vingt ans et

Écrire du théâtre, aujourd’hui ? par Chantal Boiron En juin dernier, sept auteurs (Gilles Aufray, Julien Gaillard, Claudine Galea, Jean-René Lemoine, Mariette Navarro, Christophe Pellet, Julien Thèves) prenaient les commandes du théâtre de l’Échangeur, à Bagnolet, pour organiser les  « États singuliers de l’écriture dramatique ». Par delà, le désir très fort de « travailler ensemble », de rompre, pour un temps, l’acte solitaire de l’écrivain, il y avait chez eux la nécessité de se poser, et de poser au public, la question qui est à l’origine de leur aventure : « Quelle est la place de l’auteur dans le théâtre aujourd’hui ? » Est-ce à cause de la crise

Du vertige de la passion au vertige des mots Par Chantal Boiron Antoine Cléopâtre La pièce de Tiago Rodrigues, Antoine et Cléopâtre, commence par ces deux noms qui, depuis des siècles, résonnent ensemble comme une évidence. C’est Sofia Dias qui a dit « Antoine ». C’est Vítor Roriz qui a dit « Cléopâtre ». Avec ces deux noms, Tiago Rodrigues nous entraine dans le vertige de la passion amoureuse mais aussi dans le vertige de l’écriture. Tiago Rodrigues est acteur, auteur, metteur en scène, réalisateur… Depuis décembre 2014, il est le directeur artistique du Teatro Nacional D.Maria II de Lisbonne. Une fois qu’on a dit ça, on n’a

(c) Emile Zeizig Des auteurs à l’écoute du monde Par Chantal Boiron Alors que la dramaturgie contemporaine semble de plus en plus réduite à la portion congrue dans les programmations des théâtres, alors que les dramaturges ont de plus en plus de difficultés à faire monter leurs textes et à vivre de leur écriture, la Mousson d’Été apparaît, de plus en plus, comme une sorte de poche de résistance. Cela fait vingt ans déjà que Michel Didym (directeur du Centre dramatique national de Nancy) et son équipe animent avec talent et une belle énergie, ces rencontres auxquelles participent auteurs et traducteurs, metteurs

Parages/01 La Revue du Théâtre National de Strasbourg (TNS) Il est toujours émouvant de parler du premier numéro d’une revue quand on connaît la vie fragile, éphémère des revues, et en particulier des revues de théâtre. Nommé à la tête du Théâtre national de Strasbourg, Stanislas Nordey a voulu, comme Stéphane Braunschweig l’avait fait avant lui avec OutreScène, créer une revue de théâtre. C’est même l’un de ses premiers gestes en tant que directeur du TNS, juste après avoir constitué son équipe, formée de metteurs en scène, de comédiens mais aussi d’auteurs, tous associés à la programmation et à la vie du théâtre. Stanislas

Acheter le Numéro 60/61 Editorial Vingt ans après par Chantal Boiron Ville en scène Le Caire sur scène - Portrait du Caire à travers le témoignage de quatre de ses artistes : Sondos Shabyaek, Ahmed El Attar, Laila Soliman, Hassan El Geretly par Henri Jules Julien Dossier : "Des artistes face à l'urgence" De Ca ira (1) Fin de Louis à Nuit Debout : les soubresauts de la République par Joëlle Gayot Michel Vinaver, Le ressac de l'histoire par Maïa Bouteillet Jean-René Lemoine "Changer le plomb en or" par Odile Quirot Falk Richter, un chroniqueur de notre temps par Chantal Boiron David Lescot Jeux avec le présent par Odile Quirot/li> Colin